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  • La Loupiote(suite)

    La loupiote

    Association loi 1901

    Le Bourg 48250 LUC

    Mars 2010

    Le point sur le  …  PROJET CULTUREL ET PEDAGOGIQUE

    FINALITES :

    Les finalités de l’association LA LOUPIOTE sont inscrits dans l’article 2 de ses statuts :

    « LA LOUPIOTE est une association d’éducation populaire en milieu rural avec pour objectifs la diffusion cinématographique sous ses différents formats et supports, l’action socioculturelle autour du Film, la formation du public par l’éducation à l’image. »

    Le  cinéma, comme toutes autres formes d’expression/création culturelle… n’est pas destiné au seul divertissement. Certes nous avons tous besoin de divertissement et Pascal nous le rappelait : “Un Roi sans divertissement est un homme plein de misère “

    Mais le divertissement pascalien est surtout destiné à “laver les têtes” Un exemple avec la télévision : l’objectif déclaré de ses dirigeants est de ne laisser dans le cerveau des téléspectateurs que l’espace nécessaire pour la publicité (et aussi … pour la propagande ! )

    Ce qui nous importe, c’est que l’art, et le cinéma en particulier, interpelle, questionne, provoque la réflexion, le débat, l’échange et contribue, même modestement, à former des citoyens actifs, réactifs, indépendants mais solidaires…

    Cette forte conviction nécessite un engagement car elle n’est pas dans l’air du temps…. (attaques au statut des artistes intermittents, suppression des crédits culturels, procès aux cinémas indépendants etc…)

    Le travail de la culture ne revient pas à donner, même à petit prix,  la “culture” à ceux qui n’en auraient pas ! mais de rendre possible l’accès aux formes et aux expressions culturelles  à tout le public , pour qu’il s’en empare, qu’il y trouve ses propres moyens d’expression et de création, qu’il exerce sa capacité à ouvrir les yeux sur le monde et à agir, avec la culture qui est la sienne!

    D’où la nécessité d’une attention toute particulière au Jeune Public.

    Il s’agit aussi de mettre pleinement le public au contact avec les œuvres et avec les artistes.

    Ainsi la fonction principale d’une association agissant dans le domaine de l’action culturelle est d’être un passeur/accompagnateur, c’est à dire qui fait des choix, indique des chemins qui mènent aux œuvres, accompagne les publics dans ce passage : une telle association doit prendre ses responsabilité. vis à vis d’un public qui lui fait confiance.

    Cette fonction doit être empreinte d’humilité et d’honnêteté car il s’agit seulement d’être au service du public.

    L’objectif fondamental de La Loupiote relève donc de la vie associative engagée dans l’Education Populaire et œuvrant comme actrice du Service Public.  Ne serait ce que par opposition à ce que pourrait être une structure à but élitiste, fermée sur la seule diffusion de produits culturels formatés ou dans l’air du temps, fermée sur elle même et isolée de toutes les autres structures d’accueil du public ( si si ! ça existe !).

    PUBLIC VISE :

    Partenariats avec :

    • Les associations de loisirs, d’éducation populaire (foyers ruraux, centre de loisirs etc…), les offices du tourisme et les comités des fêtes.
    • Les établissements scolaires
    • Les collectivités territoriales, en particulier les communes, les communautés de commune
    • Les exploitations cinématographiques et les ciné-clubs (La Loupiote est membre de l’association régionale Les Cinémas du Sud, et du collectif des Ciné Clubs de Lozère) .
    • Les organismes d’actions socio éducatives ou culturelles (affiliation à la Ligue de l’Enseignement, la Fédération des Foyers Ruraux , partenariats avec la BDP 48 Bibliothèque Départementale de Prêt etc…)

    Public :

    aussi bien les adultes que le Jeune Public et le public scolaire ou le public des structures d’accueil socioéducatives. Actions auprès des seniors.

    OBJECTIFS :

    Objectifs généraux

    en matière de diffusion cinématographique :

    En milieu rural, où l’offre de films est réduite  (en particulier sur le canton de Langogne) il convient de proposer un cinéma de qualité (films recommandés art et essai, documentaires qui sont aussi des essais cinématographiques, films Jeune Public soutenu par l’AFCAE). Et  d’animer ces projections pour faire de chaque séance un moment d’échange et de convivialité. Le cinéma comme un divertissement mais qui est aussi vecteur de culture et de démocratie.

    en ce qui concerne l’action socioculturelle:

    Les projections et les actions proposées sont destinées à participer au développement local d’où la nécessité de travailler essentiellement en partenariat avec tous les acteurs locaux du territoire.

    D’autre part, le cinéma constitue le 7ème Art : il est nécessaire de faire des choix de programmation de qualité et d’accompagner ces films comme constitutifs d’une culture à partager (et à défendre !) .
    L’état d’esprit dans le domaine de l’action culturelle est de faire AVEC le public, c’est à dire pas seulement POUR le public.

    dans le domaine de la pédagogie de l’image :

    Le flux incessant d’images,  toujours croissant, dans lequel nous vivons, en particulier les enfants, a pour effet de diminuer la lisibilité de ces images !

    Il est nécessaire de faire l’apprentissage du langage des images pour être amené à des questionnements qui ont aussi pour intérêt de stimuler l’imaginaire et d’aiguiser l’esprit critique !
    Les objectifs généraux de tout atelier de pédagogie de l’image sont donc principalement :

    • Développer la capacité de lecture des images et d’expression par l’image.
    • Eveiller le regard des enfants (et des adultes !), les inciter au questionnement et donc aiguiser leur imagination et leur esprit critique.

    opérationnels :

    en matière de diffusion cinématographique :

    • diffusion des films en mode non commercial, après avoir négocié le droit de chaque projection auprès des ayants droits. Entrée gratuite. Libre participation des spectateurs aux frais de fonctionnement.
    • aide à la programmation et à l’animation de salles fixes commerciales comme celle de Langogne : signer, à terme, une convention d’objectifs pour participer au fonctionnement et au développement de la salle du Centre Culturel de Langogne. Synergie entre l’activité satellite de la Loupiote et la salle fixe au centre de la Communauté de Communes.
    • une régularité de projections, soit 1 ou 2 minimum par mois,  afin de constituer un public, et un public qui peut accompagner la Loupiote dans ses déplacements.
    • changer d’un village à l’autre les lieux de projection afin d’agrandir le public constamment et de créer chez les spectateurs un esprit de curiosité pour ce qui se passe ailleurs que dans leur propre village….
    • une forme de séance qui accompagne la projection d’un accueil convivial et comprenne toujours un temps d’échange, de débat. Parfois la séance est complétée par un atelier.
    • variété des genres cinématographiques même si le documentaire parait particulièrement adapté. Les thèmes de société sont très prisés d’un public qui a besoin de réfléchir collectivement et d’échanger. Mais pas seulement  (cf. action culturelle ci dessous) .

    En ce qui concerne l’action culturelle :

    L’action autour du Film a un double rôle : culturel et citoyen. D’où le projet

    • d’organiser régulièrement des évènements culturels qui ponctuent le fonctionnement de l’association
    • d’initier des partenariats ou de rejoindre les initiatives d’autres acteurs locaux. La Loupiote doit être perçue comme un partenaire inventif, moteur, solidaire, fiable.
    • d’imaginer à terme des rencontres annuelles : mise en proximité du public avec les auteurs et les œuvres sous la forme de soirées, débats cinétoyens, hommage à des auteurs etc… Projet en 2010 ou 2011 de Rencontres « Coté Courts/ Côté Jardins »
    • d’être en phase avec l’actualité locale, régionale, nationale, culturelle, sociale et même politique en tant que spect’acteurs citoyens.

    Dans le domaine de la pédagogie de l’Image

    Il est fondamental d’accompagner la diffusion et l’action culturelles, d’actions de formation, sous différentes formes :

    • petits ateliers d’initiation au langage image ou à l’image animée
    • ateliers conçus avec d’autres acteurs de l’éducation populaire
    • ateliers en milieu scolaire, en accompagnement des initiatives d’enseignants ou dans le cadre des dispositifs institutionnels  Ecole, Collège , Lycéens au Cinéma, Passeurs d’Images  etc…
    • intervention avant ou après les séances,  pour faire découvrir quelques notions de base, comme par exemple, le phénomène de la persistance rétinienne…

    CONTENU

    Activités de diffusion et d‘action culturelle

    Un premier rapport d’activités, cf documents AG, sur deux années de fonctionnement, met en évidence le contenu donné à ces objectifs et l’évaluation est très positive :

    • résultats quantitatifs très satisfaisant : près de 1000 spectateurs par an dont un tiers d’enfants
    • résultats qualitatifs : le public adhère à une programmation de qualité et rigoureuse, se fidélise et se déplace parfois de loin, très loin (jusqu’à 150 km pour un film !)
    • le nombre d’adhérents actifs s’accroit doucement : 48 adhérents encartés en 2009.
    • le nombre de lieux d’accueil croit et la répartition géographique s’étend (jusqu’à dépasser les limites du département !)
    • les partenaires (foyers ruraux, associations, communes) sont actifs et volontaires.
    • La Loupiote est désormais connue comme un véritable acteur culturel et son projet  commence à être reconnu.

    Le fonctionnement non commercial et culturel de la Loupiote dans ce domaine de la diffusion cinématographique reste très singulier mais non pas isolé :

    • les associations du type ciné clubs reprennent de l’activité, souvent  pour venir à la rescousse des exploitants de salle fixes empêtrés dans leurs difficultés et qui ont souvent baissé la garde en matière de programmation et d’action culturelles.
    • ces dernières années, les initiatives de cette sorte (mouvement associatif, citoyenneté, retour à l’éducation populaire) se sont multipliées au point de commencer à se constituer en réseau (circulation de dvd et partage d’initiatives)

    Difficultés :

    • Les moyens humains, l’engagement… compensent la faiblesse des moyens financiers ! Pour son fonctionnement, depuis deux ans,  l’association compte essentiellement sur le volontariat et le bénévolat (un emploi CAE depuis Novembre 2009 seulement). D’autres moyens (notamment pour la communication)  auraient pu donner une autre ampleur et une autre efficacité à certaines actions.
    • L’autofinancement, le non recours aux subventions, appliqué jusqu’ici, n’est pas un principe ! Il s’agit, en quelques sorte, pour l’association de « ne pas mettre la charrue avant les bœufs » : il s’agit de construire pas à pas, sérieusement, solidement un projet de développement local par le biais de la culture qui forcément devrait un jour « mériter » l’aide publique (et non pas l’inverse !). L’humilité, le désintéressement, la sincérité… nous semblent des valeurs vraies et indispensables pour construire la pérennité du projet.

    Activités de formation du public

    Un premier rapport d’activités, cf documents AG, sur une année de fonctionnement, met en évidence le contenu donné à ces objectifs et l’évaluation est très positive :

    • L’action pédagogique s’est solidement mise en place,  dans un second temps,  après la partie diffusion,  en 2009.
    • La variété des interventions effectuées (ateliers sur plusieurs jours, ou sur un tems court, en accompagnement de séances, auprès de lycéens, écoliers, enfants en Centre de Loisirs…) est signe que ce volet d’activités peut largement se développer, en particulier dans ce département de la Lozère où la demande émerge et où une nouvelle dynamique autour du cinéma, fruit des initiatives de divers autres acteurs , semble poindre.
    • Une reconnaissance institutionnelle de ce travail semble aussi nécessaire : demande d’attestation officielle de compétence professionnelle pour interventions en milieu scolaire, auprès de la DRAC est en cours.
    • L’activité de formation auprès des adultes demande encore à être réfléchie,  structurée, organisée de manière plus formelle et nécessitera des moyens que nous n’avons pas encore, en particulier l’accès à un local fixe.

    MATERIEL

    Démarrant avec rien d’autre que du matériel emprunté… la Loupiote a peu à peu, en autofinancement complet, procédé à son équipement avec du matériel professionnel de qualité. (l’accumulation de matériel, vite obsolète ou inutilisé,  n’est pas dans la philosophie de l’association ! )

    A cette date, la Loupiote dispose du matériel professionnel suivant :

    • Un vidéo projecteur professionnel puissant et le câblage afférent
    • Un écran professionnel de taille moyenne (1,80m x 1m)
    • Une caméra numérique pour la prise de vue et son utilisation en atelier
    • Un pied de caméra
    • Deux logiciels professionnels de montage et de cinéma d’animation

    La Loupiote emprunte régulièrement au Foyer Rural de Luc (qualité du partenariat !) :

    • Une sonorisation portative professionnelle  puissante et de qualité
    • Un écran mobile professionnel de 2m x 2m

    L’équivalent de ce matériel devrait être acquis en 2009 par la Loupiote, en particulier grâce à une subvention attribuée en 2010 par le Conseil Général 48.

    D’autres outils sont actuellement mis à disposition gracieusement par les adhérents de l’association et feront l’objet d’achat professionnels au fur et à mesure des capacités financières de l’association :

    • Ordinateur portable
    • Autres logiciels professionnels
    • Lecteur de DVD professionnel
    • Appareils photos pour les ateliers

    Cinéma Algérien

    Vendredi 26 février, 20h30 au Musée archéologique Henri-Prades de Lattes
    MOULOUD FERAOUN d’Ali Mouzaoui

    - Vendredi 26 février à la MJC de Clapiers (film et horaire à déterminer)

    - Samedi 6 mars 2010 à la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau- Montpellier
    MASCARADES de Lyes Salem

    - Jeudi 11 mars 2010 à 14h15 à la salle Louis Feuillade- Montpellier
    LA PLACETTE de Dahmane Ouzid, en présence du réalisateur.

    - Jeudi 11 mars 2010 à 18h, Cinéma Utopia – Montpellier
    VIVANTES de Saïd Ould Khelifa

    - Vendredi 12 mars à 18h30, dans le cadre des Semaines du Cinéma Méditerranéen de Lunel
    INLAND de Tariq Teguia

    - Vendredi 12 mars 2010 à 20h30 à La Maison Pour Tous… – Montpellier
    LA PLACETTE de Dahmane Ouzid, en présence du réalisateur

    - Samedi 13 mars à 21h, dans le cadre des Semaines du Cinéma Méditerranéen de Lunel
    Projection et animation musicale avec le film de Khaled Benaissa, ILS SE SONT TUS (en présence du réalisateur)
    Du 15 au 17 mars, le cinéaste co-animera les ateliers des Rencontres lycéennes.

    - Samedi 13 mars 2010 à la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau – Montpellier :
    EL MANARA de Belkacem Hadjadj, en présence de l’acteur principal Khaled Benaissa.

    - Dimanche 14 mars à 18h30
    HARRAGAS de Merzak Allouache (en présence du réalisateur)

    - Mardi 16 mars au Cinéma le Trianon avec le Ciné-club de Mende
    MIMEZRANE la fille aux tresses, réalisé par Ali Mouzaoui (en présence de l’acteur principal Hamza Iguer)

    - Mardi 16 mars à la MJC de Jacou
    EL MANARA de Belkacem Hadjadj (en présence de Khaled Benaissa, acteur principal)

    - Vendredi 19 mars à 19h à l’Institut Jean Vigo – Arsenal – Salle Marcel Oms – Perpignan :
    LETTRE A MA SŒUR, en présence de la réalisatrice Habiba Djahnine.

    - Vendredi 19 mars à la MJC avec le ciné-club de Béziers
    Conférence sur l’Histoire du Cinéma algérien suivie d’un couscous amical et de la projection du film GERBOISE BLEUE de Djamel Ouahab

    - Samedi 20 mars au Cinéma le Palace avec le ciné-club :
    18h, MIMEZRANE la fille aux tresses réalisé par Ali Mouzaoui (en présence de l’acteur principal Hamza Iguer – sous réserve – )
    21h, HARRAGAS de Merzak Allouache (en présence du réalisateur – sous réserve – )

    - Vendredi 26 mars à 19h à l’Institut Jean Vigo – Arsenal – Salle Marcel Oms – Perpignan :
    LA CHINE EST ENCORE LOIN, de Malek Bensmaïl

    Les cinémas Diagonal et Utopia reprendront des films au mois de mars : Une Guerre sans images de Mohamed Soudani (en présence du réalisateur), La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl (en présence du réalisateur).

    De nombreuses séances présentées par les cinéastes se dérouleront en mars dans les Maisons pour tous Paul-Emile Victor, François de Malherbe, Rosa Lee Parks, François Villon, André Chamson, Voltaire, Frédéric Chopin, Pierre Azéma, Albert Dubout ; au lycée Jean Monnet…

    Des projections sont actuellement encore en cours de programmation à Prades-le-Lez, Sète, Clermont l’Hérault, Narbonne, Gruissan, Lézignan, Carcassonne, Limoux, Quillan, Perpignan, Elne, Le Boulou, Céret, Prades, Oséja.

    Possibilité d’organiser des séances scolaires spéciales (et pour toute initiative associative) : regardscinemaalgerien@yahoo.fr

    La Nouvelle Vague

    La Nouvelle Vague

    Samson

    Chapitre 16
    1 Samson alla à Gaza; il y vit une courtisane, et il entra chez elle.
    2 On l’annonça aux gens de Gaza, en disant « Samson est venu ici. » Et ils l’environnèrent et se tinrent en embuscade toute la nuit à la porte de la ville. Ils se tinrent tranquilles toute la nuit, en disant: « Attendons jusqu’à ce que luise le matin, et nous le tuerons. »
    3 Samson demeura couché jusqu’à minuit; à minuit, il se leva et, saisissant les battants de la porte de la ville et les deux poteaux, il les arracha avec la barre, les mit sur ses épaules et les porta sur le sommet de la montagne qui regarde Hébron.
    4 Après cela, il aima une femme dans la vallée de Sorec; elle se nommait Dalila.
    5 Les princes des philistins montèrent vers elle et lui dirent : « Flatte-le et vois où gît sa grande force, et comment nous pourrons nous rendre maîtres de lui, afin de le lier et de le dompter, et nous te donnerons chacun mille et cent sicles d’argent. »
    6 Dalila dit à Samson : « Dis-moi, je te prie, ou gît ta grande force, et avec quoi il faudrait te lier pour te dompter? »
    7 Samson lui dit : « Si l’on me liait avec sept cordes fraîches, qui ne seraient pas encore sèches, je deviendrais faible et je serais comme un autre homme. »
    8 Les princes des Philistins apportèrent à Dalila sept cordes fraîches, qui n’étaient pas encore sèches; et elle le lia avec ces cordes.
    9 — Or elle avait des gens en embuscade dans la chambre. — Elle lui dit « Les Philistins sont sur toi, Samson! » Et il rompit les cordes, comme se rompt un cordon d’étoupe quand il sent le feu ; et on ne connut pas le secret de sa force.
    10 Dalila dit à Samson : « Voici, tu t’es joué de moi et tu m’as dit des mensonges. Maintenant, je te prie, indique-moi avec quoi il faut te lier. »
    11 Il lui dit : « Si on me liait avec des cordes neuves, n’ayant servi à aucun usage, je deviendrais faible et je serais comme un autre homme. »
    12 Dalila prit des cordes neuves, avec lesquelles elle le lia. Et elle lui dit : « Les Philistins sont sur toi, Samson ! » — Or des gens se tenaient en embuscade dans la chambre. — Et il rompit comme un fil les cordes qu’il avait aux bras.
    13 Dalila dit à Samson : « jusqu’à présent tu t’es joué de moi, et tu m’as dit des mensonges. Indique-moi avec quoi il faut te lier. » Il lui dit : « Tu n’as qu’à tisser les sept tresses de ma tête avec le tissu. »
    14 Et elle les fixa avec la cheville. Puis elle lui dit : « Les Philistins sont sur toi, Samson ! » Et, se réveillant de son sommeil, il arracha la cheville du métier et le tissu.
    15 Elle lui dit : « Comment peux-tu dire: je t’aime ! puisque ton coeur n’est pas avec moi? Voilà trois fois que tu t’es joué de moi, et que tu ne m’as pas indiqué où gît ta grande force. »
    16 Elle le tourmentait ainsi chaque jour et le fatiguait de ses instances ; à la fin, son âme s’impatienta jusqu’à en mourir;
    17 il lui ouvrit tout son coeur et lui dit : « Le rasoir n’a jamais passé sur ma tête, car je suis nazaréen de Dieu dès le sein de ma mère. Si j’étais rasé, ma force m’abandonnerait, je deviendrais faible et je serais comme tous les autres hommes »
    18 Dalila vit qu’il lui avait ouvert tout son coeur; elle envoya appeler les princes des Philistins et leur fit dire : « Montez cette fois, car il m’a ouvert tout son coeur. » Et les princes des Philistins montèrent vers elle. apportant l’argent dans leurs mains.
    19 Elle l’endormit sur ses genoux et, ayant appelé l’homme, elle fit raser les sept tresses de la tête de Samson et commença à le dompter, et sa force se retira de lui.
    20 Elle dit alors : « Les Philistins sont sur toi, Samson! » Il se réveilla de son sommeil et dit : « Je me tirerai d’affaire comme les autres fois, et je me dégagerai ; » car il ne savait pas que Yahweh s’était retiré de lui.
    21 Les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux et, l’ayant fait descendre à Gaza, ils le lièrent d’une double chaîne d’airain. Il tournait la meule dans la prison.
    22 Cependant les cheveux de sa tête commençaient à repousser depuis qu’il avait été rasé.
    23 Les princes des Philistins s’assemblèrent pour offrir un grand sacrifice à Dagon, leur dieu, et pour se réjouir. Ils disaient : « Notre dieu a livré entre nos mains Samson, notre ennemi. »
    24 Le peuple le vit, et ils louèrent leur dieu, car ils disaient : « Notre dieu a livré entre nos mains notre ennemi, celui qui ravageait notre pays, et qui nous tuait tant de gens. »
    25 Quand leurs coeurs furent devenus joyeux, ils dirent : « Qu’on fasse venir Samson, et qu’il nous divertisse ! » Ils tirèrent Samson de la prison, et il dansa devant eux. On l’avait placé entre les colonnes.
    26 Samson dit au jeune homme qui le tenait par la main : « Laisse-moi toucher les colonnes sur lesquelles se tient la maison et m’y appuyer.
    27 Or la maison était remplie d’hommes et de femmes; tous les princes des Philistins étaient là, et il y avait sur le toit environ trois mille personnes, hommes et femmes, qui regardaient Samson danser.
    28 Alors Samson invoqua Yahweh et dit: « Seigneur Yahweh, souvenez-vous de moi, je vous prie, et donnez-moi de la force cette fois seulement, ô Dieu. afin que d’un seul coup je me venge des Philistins pour mes deux yeux. »
    29 Et Samson, embrassant les deux colonnes du milieu sur lesquelles se tenait la maison, s’appuya sur elles, sur l’une de la main droite, sur l’autre de la main gauche.
    30 Et Samson dit : « Que je meure avec les Philistins ! ». Et il se pencha avec force, et la maison s’écroula sur les princes et sur tout le peuple qui s’y trouvait. Ceux qu’il fit périr en mourant furent plus nombreux que ceux qu’il avait tués pendant sa vie.
    31 Ses frères et toute la maison de son père descendirent à Gaza et l’emportèrent. Lorsqu’ils furent remontés, ils l’enterrèrent entre Saraa et Esthaol, dans le sépulcre de Manué, son père. Il avait jugé Israël pendant vingt ans.

    Pour un seul de mes deux yeux

    Le premier mythe s’attache à l’histoire de la forteresse de Massada. Fantoche des Romains, Hérode (celui qui, pour les chrétiens, fait massacrer les nouveaux- nés d’Israël) fit bâtir à Massada une forteresse entre l’an 37 et l’an 4 avant J-C. En 66 de notre ère, au moment des grandes révoltes juives contre la domination romaine, les membres d’une secte religieuse, les Zélotes, se réfugient dans la forteresse et en 72 se suicident collectivement pour ne pas tomber entre les mains des Romains. Second mythe, Samson, combattant contre les Philistins, tient sa force de ses longs cheveux que son amante Dalila coupe pendant son sommeil. Prisonnier des Philistins, Samson invoque Dieu et lui demande de lui donner la force de se venger de ceux qui l’ont aveuglé au moins « pour un seul de ses yeux », (oeil pour oeil, etc.) Il s’attaque aux colonnes du Temple qui s’effondre alors à la fois sur lui et sur des milliers de Philistins…       Antonia Naïm

    www.france-palestine.org

    Première séance

    Avez-vous reçu le programme de notre saison prochaine. Comme vous le verrez, nous avons choisi de vous présenter une saison variée avec diverses collaborations associatives et un thème, le Road movie.

    Nous vous attendons nombreux dès la première séance, le mardi 29 septembre prochain. Et n’oubliez pas notre premier invité, la journaliste et écrivain spécialiste de cinéma, Anne Brunswic, qui a accepté de venir à Mende le mardi 20 octobre. Nous aurons également un invité algérien au mois de mars mais son nom ne nous a pas encore été donné par les autorités algériennes. Nous vous tiendrons bien sûr au courant au fil de nos séances.

    Au plaisir de vous accueillir nombreux mardi prochain,

    Saison 2009-2010

    Programmation Cinéclub 2009-2010

    le 29 septembre 2009

    Jar City
    de Baltasar Kormakur, Islande (2008), 1h34, avec I.E.Sigurdsson, A.E.Erlendsdottir. Policier

    Inspecteur à Reykjavik, Erlendur enquête sur le meurtre d’un vieil homme apparemment sans histoire. La photo de la tombe d’une petite fille retrouvée chez la victime réveille pourtant une affaire vieille de quarante ans. Et conduit Erlendur tout droit à Jar City, surprenante collection de bocaux renfermant des organes, véritable fichier génétique de la population islandaise…

    L’image et la musique de ce film servent magnifiquement l’ambiance glacée de ce polar nordique, adapté d’un roman d’Indridason, qui a été vu par le tiers de la population islandaise !

    le 20 octobre 2009

    Pour un seul de mes deux yeux
    d’Avi Mograbi, France-Israël (2005), 1h40. Documentaire

    Alors que la seconde Intifada plonge les Israéliens dans la terreur et les Palestiniens dans le dénuement et la frustration, Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit pourtant en la force du dialogue, avec les Palestiniens assiégés et avec l’armée israélienne omniprésente.
    Pour s’interroger sur le conflit, le réalisateur convoque les mythes de Samson et de Massada. Ce documentaire a été sélectionné au festival de Cannes 2005 (hors compétition).

    Bandeau : Débat autour du film animé par Anne Brunswick, écrivain et journaliste
    Une séance de signatures aura lieu à la bibliothèque municipale Lamartine à partir de 17h30

    le 17 novembre 2009 (Thème : Road Movie)

    Le fanfaron
    de Dino Risi , Italie (1962), 1h35, avec Vittorio Gassman, Jean-Louis Trintignant, Catherine Spaak. Comédie dramatique

    Le personnage principal, c’est peut-être la Lancia blanche, lancée à toute allure sur les routes d’Italie, symbole d’allégresse, de puissance et de danger. Le soleil, l’insouciance insolente de la dolce vita, tout cela, bien sûr, est trop beau pour durer. Gassman, flambeur superficiel mais séduisant, emballe le pauvre Trintignant, parfait en étudiant coincé, dans une fausse idée du bonheur. D’abord légère, la virée devient grinçante. Exaspéré puis grisé, le plus jeune se laisse prendre au jeu de son aîné, construit sur du vide.

    le 8 décembre 2009

    Les filles du botaniste
    de Dai Sijie, France-Chine (2006), 1h37, avec Mylène Jampanoï, Li Xiaoran, Dongfu Lin. Drame

    En République populaire de Chine, dans les années 1980, Min fait un stage chez un célèbre botaniste. Celui-ci vit, avec sa fille An, sur une île où il a créé un immense jardin. Peu à peu, An et Min se rapprochent et deviennent amantes.

    Ce film, d’une exceptionnelle beauté, aborde avec sensibilité l’homosexualité féminine, interdite en Chine populaire. Il a été financé par la société de production de Luc Besson.

    le 19 janvier 2010

    La moitié gauche du frigo
    de Philippe Falardeau, Canada-France (2002), 1h30, avec Paul Ahmarani, Stéphane Demers, Geneviève Néron. Comédie

    Christophe, ingénieur trentenaire au chômage, et Stéphane, réalisateur militant, partagent leur appartement ainsi que leur frigo. Leur amitié est mise à rude épreuve le jour où ils décident de collaborer sur le projet de documentaire de Stéphane : filmer les démarches au quotidien de son ami jusqu’au jour où il trouvera un nouveau poste. Un tournage qui va devenir de plus en plus envahissant…

    Derrière une critique acide des absurdités économiques et sociales contemporaines, Philippe Falardeau interroge le positionnement du cinéaste documentaire face à la réalité qu’il met en boîte.

    Bandeau : En partenariat avec l’association Lozère-Québec

    le 9 février 2010

    Les 400 Coups
    de François Truffaut , France (1959), 1h33, avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Guy Decornble, Georges Flamant. Comédie dramatique

    Prix de la mise en scène et triomphe public, Les 400 coups marque la naissance officielle de La Nouvelle Vague. C’est aussi le premier film du cycle Doinel. On y fait la connaissance d’Antoine. Il a 13 ans et le visage du petit Jean-Pierre Léaud. Plus de quarante ans après, le film est toujours aussi cruel et tendre, déchirant et drôle. Truffaut, il ne l’a jamais caché, y a mis beaucoup de sa propre enfance. Mais, à mesure que va se construire la saga Doinel [Antoine et Colette, dans L’Amour à 20 ans, Baisers volés, Domicile conjugal, L’Amour en fuite), la part autobiographique s’estompera. D’abord parce que François Truffaut doit compter avec la personnalité de Jean-Pierre Léaud. Ensuite et, surtout, par pudeur…

    Bandeau : Dans le cadre de « Collège et Cinéma » sur le thème de La Nouvelle Vague

    le 16 mars 2010

    Mimezrane, la fille aux tresses
    de Ali Mouzaoui, Algérie (2007), 1 h 30, avec Abderrahmane Debiane, Hamza Iguer, Fadila Ouabdeslam, Ouardia Ould Taleb. Conte

    En Kabylie, un berger, une lavandière, une histoire d’amour et de malédiction. Ce film s’inspire d’un conte recueilli et écrit par Mouloud Mammeri. C’est l’occasion de mettre en scène le vécu social kabyle des temps anciens. La quête mène le héros à travers le pays : « Petite et Grande Kabylie », montagnes du Djurdjura, sables de Timimoun. Entièrement écrit et réalisé en langue tamazight, accompagné d’un mixage de musiques traditionnelles, ce film exalte le patrimoine immatériel de cette région. C’est une belle façon de découvrir la Kabylie ancienne, sa langue, sa musique…et ses coutumes intraitables.

    Bandeau : Avec le Collectif « Regard sur le cinéma algérien »
    En présence d’un invité surprise

    le 6 avril 2010

    Un barrage contre le Pacifique
    de Rithy Panh et Michel Fessler, France (2008), 1 h 55, avec Isabelle Huppert, Gaspard Ulliel, Astrid Bergès-Frisbey, Randal Douc. Drame

    Cinquante ans après René Clément, Rithy Panh adapte à son tour le célèbre roman de Marguerite Duras. Dans l’Indochine des années 1930, une jeune veuve et ses deux enfants adolescents tentent d’exploiter un domaine acheté à l’administration coloniale. Les difficultés s’accumulent, chacun tente de survivre. C’est la descente aux enfers. L’histoire n’épargne ni l’administration coloniale française, ni les colonisateurs, ni les colonisés. Désastreuse également l’absence du père qui accélère la dérive de cette famille.

    Fiction psychologique et documentaire historique font toute la force de cette nouvelle adaptation.

    Bandeau : Avec les Amis de la bibliothèque Lamartine

    le 4 mai 2010 (Thème : Road Movie)

    My Own Private Idaho
    de Gus Van Sant, États-Unis (1991), 1h45, avec River Phœnix, Keanu Reeves, James Russo. Drame

    Depuis les champs déserts de l’Idaho en passant par le bitume des rues de Portland, Mike, prostitué atteint de narcolepsie et en quête d’amour impossible, part à la recherche d’une mère insaisissable, en compagnie de Scott, fils de bonne famille, en rupture avec la société.
    A travers ce portrait sans issue d’une jeunesse marginale et tourmentée, Gus Van Sant parle avant tout d’amour, du vrai, sans sentimentalisme.

    Un road-movie d’une grande force poétique et onirique illuminé par la présence de River Phœnix, étoile filante du cinéma américain, mort tragiquement d’une overdose à 23 ans.

    le 8 juin 2010 (Thème : Road Movie)

    Easy Rider
    de Dennis Hopper, Etats-Unis (1969), 1 h 34, avec Peter Fonda, Dennis Hopper, Jack Nicholson, Robert Walter Jr. Drame

    USA, année 1968
    Sur leurs énormes et rutilantes motos psychédéliques, des Harley-Davidson, deux jeunes trafiquants de drogues quittent « L..A. » pour se rendre au carnaval de la Nouvelle-Orléans. Libres, pleins aux as et cheveux au vent, leur périple commence comme une ode au voyage, à la poésie des grands espaces et au plaisir des rencontres…
    Produit de façon indépendante, ce film a rencontré un succès phénoménal. On y côtoie sans transition les hippies « peace and love », précurseurs du fameux « retour à la terre » des années 70 mais aussi les populations rurales sudistes les plus réactionnaires.

    Document sociologique ? Manifeste philosophique ? Controversé et âprement commenté par les jeunes et les critiques de l’époque, c’est le road-movie par excellence.